Africa Renaissance

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Hatshepsout

On se souvient qu'Hatshepsout est la première femme sur la terre à avoir exercé le pouvoir politique de son pays pendant une vingtaine d'années. Il y a de cela déjà 3500 ans ! A cette époque la quasi totalité des hommes, sauf le peuple négro-africain, pataugeait dans les fanges de la barbarie étant à la proto-histoire ! A l'époque où aucun autre peuple ne pouvait soupçonner que la femme puisse jamais compter dans l'histoire un jour, une femme régnait donc pendant deux décennies sur le pays le plus puissant du monde en date !

 

Qui était donc Hatshepsout et qu'est-ce qui a pu favoriser un tel événement ? On se rappelle qu'elle était la fille du pharaon Thoutmosis 1er et de sa Grande Epouse la Reine Ahmôsis, c'est-à-dire la reine avec laquelle il avait accédé au pouvoir. A sa mort, son demi-frère accéda au pouvoir, en épousant celle qui était devenue entre temps la Grande Epouse, c'est-à-dire Hatshepsout. Thoutmosis II ( c'était son nom de règne) vécut seulement pendant quelque temps. A sa mort, Hatshepsout opéra le choix d'épouser son demi-frère, né du mariage de son père, avec une épouse secondaire. En attendant  que Thoutmosis III, encore enfant, puisse avoir les capacités nécessaires pour gérer l'Etat, elle devient donc la titulaire du pouvoir politique.

 

Hatshepsout a sans aucun doute, été la reine d'Egypte qui a régné le plus longtemps et qui plus est, a laissé autant de vestiges prestigieux de son passage à la tête de l'Etat. Elle a en effet construit le temple portant son nom, qui se trouve à Deir-el-Bahari, et qui attire jusqu'au moment où nous traçons ces lignes, une foule innombrable de touristes de tout pays et de toute origine. La légende soutient qu'elle voulait de même, pour la plus grande gloire d'Amon, le Dieu primordial égyptien,  faire élever une stèle entièrement en or. La chose s'étant révélée impossible, elle aurait fait inscrire sur la stèle de marbre qui vit le jour, ces mots sublimes : « Il faut que les générations futures puissent savoir que ma langue était fidèle en parole et que, fût-elle en marbre, je  ne revenais pas sur ce que j'avais dit » ! voulant signifier par cela le fait qu'elle aimait beaucoup le Père de toutes choses, et qu'elle respectait scrupuleusement sa loi de Vérité et de Fidélité ! Hatshepsout n'a pas cependant été la seule reine d'Egypte.

 

Mais ce qui semble la chose la plus importante, c'est celle de savoir comment cela se faisait-il qu'une femme pût accéder ainsi au pouvoir d'Etat ? Cette question est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui, la femme, même et surtout l'Africaine, peut difficilement imaginer une telle réalité, d'une reine d'un Etat, durant aussi longtemps, sans coup d'Etat, légalement ! Surtout à des époques aussi reculées. N'est-ce pas là une légende et Hatshepsout a-t-elle vraiment été reine dans les conditions ci-dessus ? Si le Temple d'Hatshepsout n'avait pas existé, il est à parier que beaucoup mettraient en doute le fait historique que nous sommes en train d'évoquer. Mais il existe bel et bien ce temple et il n'y a aucun doute sur son auteur. Un autre fait est significatif : le fait d'avoir été la Grande Epouse de deux pharaons successifs ! Il signifie qu'on devenait pharaon en épousant une Grande Royale. Autrement dit, on devenait Roi en épousant une Reine, car c'est elle qui constitue l'essence du pouvoir ! En un comme en mille, cela dit clairement que la femme était la dépositaire du pouvoir politique en Egypte pharaonique ! Ce fait qui évoque les fondements matriarcaux de la société négro-africaine, implique ainsi le rôle prépondérant qu'a joué l'élément féminin en Afrique ancienne.

 

Hatshepsout l'africaine

Il est  à mettre sous le compte de la perte de la connaissance des éléments ci-dessus évoqués,  notre façon actuelle de voir la femme. Les images tardives, qui sont les nôtres aujourd'hui, dénotent l'intrusion des croyances exogènes dans la société négro-africaine, impliquant des comportements déviants lourds de sens dans le flottement actuel de l'homme noir, et les comportements inacceptables à l'égard de l'élément féminin !

 

La femme n'a jamais compté dans l'histoire des peuples noirs ? Qui a dit une chose pareille ? Beaucoup d'éléments, trop de preuves démentent une telle ineptie. « Jamais le rejeton du mouton ne dira meuh  » !

 

Guy Rachet : Dictionnaire de la civilisation égyptienne Références Larousse Histoire. 1992

 

Bétéo D. NEBIE

neb_beteo@yahoo.fr

 

 

 

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21/11/2007
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