Africa Renaissance

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Maât ou Machiavel ?

Mâat ou Machiavel ?

Je vous recommande vivement de lire cet article que j'ai publié il y a une demi douzaine d'années et qui a disparu plusieurs fois ! Pour ceux qui seraient intéressés, il faudrait même le copier et le coller dans votre ordinateur, car les sages de chez nous ont assuré que : "Lorsqu'un lion a déjà mangé votre mère, même la vue de la termitière vous fait peur" ! Pourquoi me demanderez-vous ? Eh! bien parce que le lion est roux et que la termitière est rousse !

 

 

 

Maât

 

 Machiavel

 

J’ai bien conscience de jeter un pavé dans la mare. Un sacré pavé. Mais les pavés ne sont-ils pas faits pour être parfois jetés dans la mare ? Parlons de politique. Pas de celle qui étale les turpitudes de nos hommes politiques et démontre leur petitesse et leur manque d’imagination et de connaissance. Essayons pour une fois d’évoquer les fondements de la politique moderne. Tentative osée certes, mais aujourd’hui incontournable.

Les politiciens africains et la Politique

J’ai la prétention ici de montrer pourquoi nos politiciens agissent comme il nous est donné de le constater  tous les jours : coups bas, assassinats, mensonges etc. J’ai l’intime conviction que s’ils sont presque tous aussi retords et scélérats, c’est parce qu’ils sont convaincus qu’aucune politique ne peut se mener que de cette manière. La preuve péremptoire est amenée par leur livre de chevet : « Le Prince » de Machiavel. Tous les politiciens sont certains que ce document est la référence ou plus exactement la Bible de la politique. Or «Qui s’assemblent, se ressemblent» ! Le Président Mobutu avait si bien assimilé « Le Prince » qu’un de ses collaborateurs se demandait qui, de Mobutu ou de Machiavel, était le maître de l’autre. Le regretté Norbert Zongo a affirmé à plusieurs reprises que Le Prince était le livre de référence du président Blaise Compaoré. Sur cette base, il a pu prévoir bon nombre d’actes du président Compaoré. Jusqu’à sa propre mort…

Pour ceux qui n’ont pas encore lu « Le Prince » de Machiavel, je ne puis que leur en recommander fortement la lecture, s’ils veulent comprendre quelque chose dans la politique. Ils ne le regretteront pas ! Mais pour les besoins de cet article, il sera donné à grands traits quelques «recettes» de ce bréviaire-mode-d’emploi de la politique moderne, de manière à montrer sans aucune équivoque, la conviction ci-dessus.

Niccolo Machiavelli (Nicolas Machiavel) est né à Florence en 1469. Il est mort en 1527 dans la même ville. Philosophe de formation, il exerça à partir de 19 ans (1498) la fonction politique de Secrétaire de la République de Florence. Dans cette fonction il effectua de très nombreuses missions diplomatiques en Italie, en France, en Allemagne où il discuta avec les plus grands hommes politiques de l’époque. Il s’engagea dans la réorganisation de l’année florentine. Avec assez de succès, Machiavel accomplissait sa mission, lorsque brusquement, en 1513, l’équipe dirigeante de Florence chuta. Machiavel avec. Les nouveaux dirigeants, les Médicis, l’ envoyèrent en prison. Il connut la déchéance matérielle au point où il écrivit ces mots célèbres : «Je désirerais vivement que les Médicis se décident à m’employer, dussent-ils commencer par me faire rouler un rocher ». Dans cette lancée, il écrivit « Le Prince » et tenta de se réhabiliter en le dédiant vainement à la famille régnante. Malgré une relative accalmie matérielle vers la fin de sa vie, Machiavel ne fut plus jamais que l’ombre de lui-même. Il écrivit d’autres livres qui ne connurent jamais un succès. Décidément les africains ont  bien raison de penser qu’ «Etre bien né, n’est pas être bien mort». Mais quoi de bien étonnant me direz-vous, puisqu’on est en politique !

Au niveau du contenu de l’œuvre, Le Prince est une réflexion essentiellement fondée sur l’expérience personnelle de Machiavel et surtout sur l’histoire. L’histoire occidentale bien entendue. Fondamentalement à partir de la  Rome antique. «J’examine, dit-il, comment on acquiert une principauté ( c’est-à-dire un royaume), comment on la conserve, comment on la perd». C’est le résumé de Machiavel lui-même.  De fait, l’œuvre est une suite de «conseils» qu’il donne à ceux qui veulent gouverner, depuis la manière d’arriver au pouvoir jusqu’aux moyens d’y rester. En voici quelques-uns de ses sulfureux principes, ceux-là mêmes qui guident la quasi-totalité de nos politiciens aujourd’hui.

1.      Le prince, c’est-à-dire le dirigeant politique, doit toujours gouverner seul. Pourquoi ? Tout simplement parce que, explique-t-il, une équipe d’hommes ne peut pas le faire «puisqu’elle ne sait pas ce qui est bon pour elle, à cause de la diversité des opinions». C’est clair, c’est précis. Qu’on ne vienne pas nous parler des divers pouvoirs ! Montesquieu c’est pour la théorie. Tant pis pour la démocratie. Même si on doit, par la nécessité d’autres principes tout aussi péremptoires faire semblant de partager le pouvoir, l’objectif essentiel est d’être un seul capitaine pour un bateau ! Faut-il aller plus loin pour comprendre pourquoi, chaque fois qu’une équipe arrive au pouvoir, ou le prend militairement, au bout du compte c’est toujours un seul qui reste maître quels que soient les moyens utilisés pour éliminer les autres ? Ce n’est pas Mengistu Haïlé Mariam  Blaise Compaoré ou Sani Abacha  qui nous diront le contraire !

2.      Le prince doit être un scélérat c’est-à-dire un traître criminel. C’est pourquoi Machiavel affirme que parmi les «moyens» nécessaires pour  parvenir au pouvoir il y a «quelque moyen scélérat et criminel». Faut-il après cela s’étonner de voir le comportement de nos hommes politiques : le mensonge, les crocs-en-jambes, les traîtrises, la cruauté, l’assassinat… ! Sur le dernier élément, Machiavel conseille à celui qui arrive au pouvoir comment il doit utiliser le crime. Faire le point de tous ceux que l’on doit éliminer physiquement, soigneusement, et les éliminer dans un laps de temps très court, voilà ce qu’il convient de faire ! Le «coup, K.O.» est scientifique, mais les assassinats permanents c’est de l’amateurisme.

3.      Le prince doit savoir être méchant : «Si donc un prince veut conserver son trône, il doit apprendre à être méchant». Bien évidemment ce principe vient en appui au précédent. La répétition est pédagogique et l’on doit toujours répéter ce qui est important, même, si c’est sous plusieurs formes !

4.      Le prince ne doit tenir ses promesses que dans la mesure où cela l’arrange. Dans le cas contraire, il ne doit jamais hésiter à mentir. Comme le dit Machiavel dans son langage cru, le prince doit faire « peu cas de sa propre parole et savoir endormir la cervelle des gens». Ce qui est important ce n’est pas le fait de tenir sa parole, l’essentiel est de faire semblant d’être un homme de parole. De toute façon, le peuple oublie vite. Et comme dans «En attendant le vote des bêtes sauvages» le regretté Félix Houphouët Boigny l’a conseillé à Eyadema «Quand tu mens frontalement, cela fait peur aux populations qui commencent ainsi à te craindre». C’est net, c’est propre : le chef doit être un virtuose du mensonge. Comptez autour de vous les politiciens qui se passent de ce principe de Machiavel, vous ne trouverez rien. C’est normal, ils appliquent un principe. Et il se trouve des gens pour ne pas comprendre pourquoi, Eyadema est de nouveau président du Togo !

5.      Le prince doit «être à la fois un lion et un renard». La ruse du renard lui est nécessaire, pour découvrir les plans de ses adversaires, mais la force lui sera indispensable pour les détruire ou les épouvanter. Oui, il faut  épouvanter aussi bien ses adversaires, ses amis que le peuple lui-même. La fameuse sentence de Néron : «qu’importe qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent» ! est là pour démontrer la profondeur historique de cette recette de Machiavel. Pourquoi pensez-vous que les dirigeants africains créent-ils les milices par-ci par-là ? C’est pour épouvanter. Au moins ! Mais les manières pour connaître les desseins des adversaires sont multiples et multiformes : argent, femmes, trahison, achats de conscience, tous les coups sont permis !

6.      Le prince doit choisir ses ministres «parmi ceux qui pensent à lui plus qu’à eux-même». Pourquoi ? Parce que s’ils pensent d’abord à eux-mêmes, les ambitions naissent, les trahisons se profilent et les violences deviennent inévitables.

7.      Le prince doit être un fin simulateur, c’est-à-dire un trompeur, un manœuvrier : «Il est bon de déguiser adroitement ce caractère, d’être parfait simulateur et dissimulateur». Machiavel estime que cela est beaucoup plus efficace que de chercher à être droit et honnête. Que faudra-t-il de plus pour comprendre les comportements politiciens ? Ne dit-on pas partout aujourd’hui, de quelqu’un qui est honnête que c’est un naïf ?

 

Je pourrais encore continuer la liste des préceptes de Machiavel, mais ce qui vient d’être dit est illustratif de l’ensemble de l’ouvrage appelé Le Prince, que tous les politiciens africains appliquent scrupuleusement sinon religieusement. Maintenant la question qui semble intéressante est de se demander si l’on peut faire de la politique sans appliquer nécessairement ces principes qui sont presque tous machiavéliques c’est-à-dire moralement condamnables ! Pour beaucoup la réponse est claire : c’est non ! Vouloir faire de la politique c’est accepter ces principes. Et c’est là que se situe la discussion. Je prétends qu’à la question l’on doit répondre oui ! Pourquoi ? Parce que le machiavélisme est généré par une histoire et une société précises : celles de l’Occident. Pour le démontrer, il suffit d’interroger l’histoire. Les hommes ignorent ou oublient que le passé, le présent et le futur sont une seule et même réalité. Lorsqu’on saisit un bout, avec une certaine habilité, on peut déduire raisonnablement les deux autres. Or l’homme ne peut saisir que le passé, d’où l’importance de l’histoire.

Machiavel n’a pas en effet inventé le machiavélisme c’est-à-dire le cynisme politique. Lui-même le dit dans Le Prince : «C’est par une longue expérience des choses modernes (occidentales évidemment) et une lecture assidue des antiques que je l’ai apprise «(la « science» politique). En fait cette manière de faire la politique a toujours existé en Occident depuis la Grèce ancienne. Mais la perfection des principes date de la Rome antique. A titre d’exemples donnons quelques précédents machiavéliques bien antérieurs à Machiavel.

1.      L’assassinat comme arme politique. La Rôme antique en est parsemée. Agrippine, nièce et épouse de l’empereur Claude fit assassiner ce dernier en 54 avant J.C., afin de permettre à son fils Néron (qui n’était pas fils de l’empereur) de prendre le pouvoir. De 235 à 283 après J.C., soit en une quarantaine d’années, seize empereurs se sont succédés sur le trône impérial. Sur ces seize empereurs, quatorze moururent de mort violente ; sur ces quatorze, dix furent assassinés. Dix sur seize, cela fait exactement 62 %. Cela ne peut être le fait d’un hasard.

2.      La nécessité de tuer ceux avec lesquels on prend le pouvoir est illustré par les fameux triumvirats. Deux sont très connus ; celui de Pompée - Crassus - César dans lequel César sortit vainqueur et celui de Antoine – Lépide – Octave, couronné par la victoire de d’Octave, devenu entre temps Auguste.

3.      La cruauté comme arme politique redoutable est illustré par ce que je me permets d’appeler le «théorème de Basile». Il est percutant ! Remontons l’histoire jusqu’en 1015 à Constantinople. Basile II est opposé au Tsar Samuel dans une guerre «perlée» où la victoire ne semblait pas vouloir choisir son camp. Un jour dans un camp, un autre dans l’autre. En 1015 donc, Basile gagne la bataille de Balathista où il fit de très nombreux prisonniers. Ivre de rage, Basile fit crever les yeux à quinze mille d’entre eux et éborgner quinze. Ces derniers furent chargés de conduire les aveugles, un pour mille, jusqu’au Tsar ! Ce dernier, horrifié par tant de cruauté attrapa une apoplexie et mourut. Sacré Basile !

 

On peut ainsi donner des exemples dans l’histoire occidentale de tous les «machiavélismes». Donc ce n’est pas parce que le machiavélisme est une science que les occidentaux l’appliquent, mais tout simplement parce qu’ils ont toujours agi ainsi, depuis la nuit des temps. Il y a là une différence énorme. Mais que dire des africains sinon cet adage bien de chez nous : «Toi, tu n’as même pas encore été malade, que déjà tu es bossu». Ce sont leurs singeries à ces derniers qui justifient leurs machiavélismes. Et les greffes inadaptées accouchent soit de morts-nés, soit de monstres plus hideux encore. Ce qu’il faut soutenir est que cette manière de faire la politique n’est nullement universelle. D’autres sociétés – notamment l’africaine – ont inventé d’autres manières de gestion de la société.

 I.      La Justice Sociale (Maât) comme moteur exclusif de la politique

Autre société, autre système. Le foyer africain a conçu la politique comme une philosophie où la justice sociale devait être la boussole. Pour ce faire, la balance entre les avantages et les inconvénients des fonctions de roi était telle qu’à certaines périodes de l’histoire africaine, il était difficile de trouver un volontaire pour prendre cette «charge». Je sais que beaucoup douteront de cette assertion, mais il n’y a rien de plus normal puisque «la tortue ignore que sa femme n’est qu’une écorce » (adage). Qu’il me suffise ici de donner simplement quelques pistes de réflexion pour étayer mes propos. Il me semble qu’étant donné la nature intrinsèque de l’homme seule une orientation obligatoire vers le bien et le juste des dirigeants de la société, était la mesure des sociétés civilisées. Et c’est  précisément ce que les africains ont tenté et dont les racines se retrouvent jusqu’en Egypte pharaonique avec la fameuse Maât, déesse de la Vérité et de la Justice, opposable aussi bien au pharaon qu’au plus petit des citoyens ! Faisons remonter en surface quelques-uns de ces principes fondamentaux.

1.      La femme est un élément incontournable du pouvoir

Contrairement à ce que beaucoup croient, la société africaine n’a jamais écarté la femme de la gestion de la cité. Bien au contraire. De l’importance de la pougkiéma de Mogho-Naba, en passant par les amazones du Bénin, les Candaces de Méroé et Napata, jusqu’aux pharaons d’Egypte, les exemples foisonnent pour montrer que la femme a toujours constitué le nœud vital du pouvoir négro-africain. A telle enseigne qu’en Egypte, c’était la femme qui, en choisissant tel homme pour en faire son mari, en faisait en même temps le pharaon ! Puisqu’elle était «dépositaire» du pouvoir. Cette façon de traiter la femme me semble aussi juste que sensée. Quelle stupidité que d’écarter de la gestion de la cité plus de la moitié de la population ! Ce devant quoi, certaines autres sociétés n’ont pas hésiter ! Suivez mon regard…

2.      Un homme seul ne dirige jamais une nation

Les systèmes comptent. Les hommes pas autant. C’est la raison pour laquelle l’Afrique pré-coloniale n’a jamais, que de manière négligeable, connu la dictature ou l’autocratie. On a toujours considéré comme barbare et sauvage le système des «tyrans» grecs. Les mossi par exemple pensaient que le Naba devait régner mais que c’est toujours la coutume qui devait gouverner. Un bon chef, c’est celui qui observait et faisait observer la coutume. Cela sous-entend qu’il y avait toujours, ceux qui étaient chargés de l’imposer même au roi, ou de décider des punitions le cas échéant. En aucune façon le roi n’avait de pouvoir sur eux, bien au contraire. Les «suicides» des rois sont là pour confirmer cette assertion. Il fut même une période où la mise à mort du roi était très régulière, fixée à cinq ou sept ans ! C’est plus tard que celle-ci fut convertie en épreuves aussi bien physiques que morales au cours desquelles le roi démontrait qu’il pouvait toujours tenir le bâton de commandement (heka en pharaonique).

3.      Il est interdit d’ôter impunément la vie humaine

Puisque personne ne peut la remplacer ! L’assassinat comme arme politique pour éliminer ses adversaires politiques n’a jamais prévalu en Afrique. C’est une parenthèse de nos déviations modernes. L’élimination physique elle-même n’a pas eu droit de cité chez nous, a telle enseigne que même les condamnés à mort n’étaient exécutés que très rarement. On leur préférait de loin les bannissements. C’est vrai que souvent ceux-ci conduisaient  au suicide. Mais c’était la responsabilité des condamnés. Et les suicidés étaient traités avec mépris !

4.      Le roi doit incarner toutes les qualités

Contrairement aux principes de Machiavel, l’africain concevait que le chef soit celui qui devait incarner la vertu morale et toutes les qualités même physiques. Aucun défaut, ni physique ni moral. Pourquoi ? Parce que le roi en tenant le destin des citoyens dans ses mains imite Dieu qui tient toute la destinée de l’humanité dans les siennes. Ressembler le plus à Dieu, c’est l’objectif que le roi devait viser. Un texte ancien est très illustratif à cet égard. Il s’agit d’un enseignement administré au pharaon Merikaré : «Prends soins des hommes, ce troupeau de Dieu. Il a crée le ciel et la terre à leur intention… Ce sont les images issues de son corps, il a crée le souverain, gouverneur dans l’œuf, pour être le soutien qui soutient leur échine».  Aussi, quand un souverain était blessé, laissait-il le pouvoir le temps de se rétablir, pour éviter que la baisse des «forces vitales» n’entachât ce pouvoir ! Comment un être diminué pouvait-il en effet être en mesure d’imiter Dieu qui ne tombe jamais malade ? !

5.      Le pouvoir appartient aux anciens

Si nous le gérons c’est au nom de ceux qui l’ont fait avant nous. Les règles fondamentales nous précèdent comme leurs propriétaires. Cette disposition du pouvoir africain qui le fait remonter en dernier ressort jusqu’au Créateur à beaucoup tempéré les excès des différentes faiblesses et des différents penchants humains. Et la sanction était de taille. Puisqu’en effet le pouvoir appartient aux devanciers et aux divinités, certaines fautes jugées suffisamment graves devaient être jugées devant les «vrais» propriétaires. D’où la nécessité de les rejoindre dans la mort. Qui est fou ?

Ces dispositions ont-il fait de l’état africain un état parfait ? Absolument pas ! L’état africain a comporté des insuffisances qui ne sont pas nécessaires à être exposées ici. Ce qui me paraissait important, c’était surtout de montrer les tendances théoriques essentielles qui, elles étaient effectivement positives contrairement à ce que nous constatons en Occident ! Et c’est important de montrer que politique ne veut pas toujours dire machiavélisme.

Conclusion

En entreprenant cet article j’étais animé du désir d’arriver à ceci : il est faux de croire qu’en politique on ne peut qu’être scélérat et menteur. Pour cela, il fallait montrer non seulement en quoi consistent les fondements du système moderne mais aussi et surtout ses origines occidentales. En démontrant que seul l’Occident n’a pas créé une façon de gérer la cité, nous avons été amenés à montrer quelques principes africains de gestion de la société. Qu’aujourd’hui, nous en soyons à singer des manières qui ne sont pas «d’origine» ou que la manière africaine de faire la politique paraisse difficile à être appliquée, cela est un autre problème. Dans tous les cas, il fallait démystifier le machiavélisme. Et pour terminer, donnons ce mot juste de Frantz Fanon : «Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir». Tout de même, il n’est pas normal ni décent que «L’ ânon fasse autant d’effort pour meugler» (adage) ou que «La femme enceinte s’efforce de démontrer qu’elle n’a jamais connu d’homme» ! (adage)!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



07/11/2011
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