Africa Renaissance

Africa Renaissance

A la manière de nos ancêtres, bonne année 2010

 Que l’année nouvelle soit belle pour tous !

L’histoire atteste de façon permanente que lorsque l’Africain souhaite s’exprikmer face à toute situation importante socialement, spirituellement, psychologiquement ou moralement, il chante des incantations, fait une prière et peut même danser. Si mes lecteurs que je sais nombreux et fidèles me le permettent, je leur souhaite une bonne année 2010 à travers cette prière que nos ancêtres de la Vallée du Nil dédiaient à l’une de leurs plus importantes divinités, la Déesse Hathor, symbole de beauté et d’amour. Peut-être serait-on tenté de se demander Pourquoi ?  Eh bien ! parce que le Tout Puissant nous a permis d’atteindre une nouvelle étape qui comportera cela est vrai ses épreuves, mais cela n’est-il déjà pas suffisant de lui rendre grâce pour nous avoir permis d’atteindre ce nouveau cap ? Et pourquoi donc s’adresser à une divinité plutôt que Dieu lui-même ? Parce que c’est ainsi que  nos ancêtres ont toujours procédé. De plus, comment Dieu ne serait-il pas fier et heureux qu’on le loue à travers ses propres œuvres et sa propre créature, en reconnaissant le travail magnifique qui est le sien ?

Que ton visage est beau,
Lorsque tu apparais en gloire,
Lorsque tu es joyeuse,
Hathor, vénérable Dame de Senmen  
Ton père Rê exulte quand tu te lèves,
Ton frère Shou rend hommage à ta face,
Thot, puissant en breuvage t'appelle, ô puissante.
La Grande Ennéade est dans le plaisir et l'allégresse.
Les babouins sont devant ta face et dansent pour Ta Majesté,
Les hitys  frappent le tambourin pour ton ka.
Les êtres chantent pour toi les hymnes et te font des adorations.
Les hommes et les femmes te prient de leur donner l'amour.
Les vierges ouvrent pour toi les festivités et te donnent leur esprit.
Tu es la Dame de la Louange, maîtresse de la danse.
Grande d'Amour, maîtresse des femmes et des filles nubiles.
Tu es Dame de l'ivresse aux fêtes nombreuses,
Dame de l'oliban, maîtresse de "tresser-la-couronne",
Dame de la gaieté, Dame de l'exultation,
A la Majesté de laquelle on joue de la musique,
Pilier djed féminin vénérable, baï femelle,
Dame de Bougen,
Tu es la Dame du sistre-sekhem, maîtresse de la Ménat et du sistre-sesechet,
Vers le ka de laquelle on élève l'ouncheb.
Tu es la Dame de la danse, maîtresse des chants,
Dont la face brille chaque jour, qui ignore le chagrin.
Puisses-tu présenter ton beau visage
Au roi de Haute et de Basse-Égypte, Seigneur du Double Pays
.

Je souhaitais vous faire partager la force qui transparaît à travers ce beau texte qui était de fait une incantation. On devine la splendeur qui sera la sienne dans la langue qui l’a créé ! On voit à travers lui, pourquoi nos ancêtres réussissaient des choses qu’on pense aujourd’hui impossibles, uniquement à travers la puissance du verbe ! S’il est vrai que toute les religions reconnaissent que Dieu a créé en parlant, il n’est plus permis de douter que la parole soit vraiment puissante. La chute du poème est : « Puisses-tu présenter ton beau visage au roi de la Haute et de la Basse Egypte, Seigneur du Double Pays », c’est-à-dire au pharaon. Pour nous Africains de 2010, c’est qui le roi de la Haute et de la Basse Egypte ? Pouvons-nous réellement accepter que nos chefs d’Etat d’aujourd’hui méritent un si bel hommage ? A chacun de répondre. Mais on peut tout de même se poser la question de savoir pourquoi une si belle déclamation à l’une des plus grandes divinités, se termine pour ainsi dire sous les pieds de pharaon ? La raison était simple mais péremptoire : le pharaon était le chef de l’Etat, le chef de l’armée, et le plus grand prêtre du temple. De ce fait on pouvait réellement l’appeler le représentant de Dieu sur terre. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs on l’appelait Sara c’est-à-dire « fils de Dieu ». L’un explique ainsi l’autre. Bonne année 2010 à tous et à chacun : santé, force, détermination et combativité ! La paix viendra bien plus tard, après la victoire. Pas avant ! « Il faut toujours chercher dans la même nature, les moyens de faire ou de défaire une chose. C’est pourquoi, nous lions le bois avec le bois, jamais avec le fer ! », disaient nos ancêtres. Que cela est vrai !

 

//www.esoterika.org/dotclear/index.php?2005/08/20/151-hymne-a-hathor

 

Bétéo D. NEBIE

(neb_beteo@yahoo.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                     Gérard



17/02/2010
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